
Avec
ce premier LP, on devinait déjà qu'il fallait s'attendre
avec ce groupe à quelque chose d'extrême.
Personne en France n'en avait réellement
parlé, alors qu'on discutait ferme d'un groupe inconnu du nom de
Metallica, un nouveau groupe qui, parait-il, offrait une musique extrême
par sa rapidité d'exécution.
C'est à cette période
que chez Chorus, un tout petit disquaire maintenant disparu, j'ai vu dans
les bacs un vinyle en import dont la pochette présageait quelque
chose de méchant, de fort et de très diabolique. Sans trop
savoir pourquoi, je me suis donc délesté de mon billet de
100Frs Mensuelle contre ce disque mystérieux, plus la monnaie de
5 ou 10 centimes puisqu'il s'agissait d'un import. Mais je n'ai jamais
regretter ce sacrifice, car Slayer s'est tout de suite révèle
comme étant le groupe le plus fort, le plus méchant et le
plus speed de cette période où Venom régnait en maître.
Comme pour tous les premiers d'un
groupe, cet album reste quelque chose d'unique pour moi, par nostalgie,
mais également parce qu'il en ressort une spontanéité
qui souvent disparaît au fils des albums. Après presque 20
ans, il est resté pour ma part toujours dans le coup. Bien sur,
à l'époque la qualité d'enregistrement n'était
pas ce qu'elle est aujourd'hui, et il a perdu beaucoup en puissance, mais
pas en rapidité. |