PAUL - INTERVIEW

Ca ne doit pas être évident d'intégrer en cours de route un monstre comme Slayer ?

C'est génial. J'ai commencé à tourner avec Slayer en 1992 avant même que nous n'ayons enregistré un album ensemble. Aujourd'hui je me considère comme un membre du groupe à part entière.

Tu as remplacé un musicien énormément appréciés des fans, Dave Lombardo... grosse pointure...

Kerry: Je crois que Paul a de plus grands pieds que Dave (rires) !
Paul: J'étais fan de Slayer bien avant de rejoindre le groupe. Je savais donc exactement ou je mettais les pieds. Aussi, lorsque j'ai accepté de passer une audition, je n'avais pas l'ombre d'un doute que j'allais décrocher le poste. Je n'aurais pas accepté l'échec. La seule pression à laquelle j'ai dû faire face a été celle que je me suis imposée moi-même. Bien sûr, il y aura toujours des gens qui adoreront le jeu de Dave Lombardo. Je le sais d'autant mieux que j'en fais partie. Lorsqu'on me dit que Dave est un excellent batteur, j'acquiesce. Il n'y a pas de débat à ce niveau là. Dave a laissé son empreinte derrière lui, je n'essaie pas de lui ressembler, je suis juste moi-même. Deux univers totalement différents.

Quand t'es-tu senti entièrement en confiance ?

Après notre concert aux Monsters Of Rock de Donington. Pas mal de fans avaient fait le déplacement pour voir si j'étais capable de ne pas massacrer les parties de batterie de Dave. A l'époque, Donington était LE festival. Je ne pouvais pas me planter. Une fois le concert terminé, je me suis soudainement senti beaucoup mieux. Mais le test définitif pour moi a été l'enregistrement de Divine Intervention. Je pouvais reprendre les titres de Dave mais il fallait encore que je m'affirme sur du matériel original. Tout le monde peut copier, reprendre les titres d'un autre, mais lorsqu'il te faut créer, c'est une toute autre histoire !

HRM - Décembre 98